Une étude pédologique sur sa parcelle pour mieux connaître ses sols

Christophe Briotet, responsable de cave au lycée viticole de Beaune, a commandé une étude pédologique sur sa parcelle familiale des Monsnières. Une façon pour le viticulteur de mieux comprendre ses sols et d’adapter la culture de sa vigne en conséquence.
Christophe Briotet a repris la parcelle familiale des Monsnières, en novembre 2022, petite enclave de 72 ares dans le secteur de Beaune, à proximité de la route de Bouze. L’homme de 39 ans, passé par la maison Édouard Delaunay en tant que responsable technique et désormais responsable de cave au sein du lycée viticole de Beaune, aspire à poursuivre la culture biologique de la vigne, et à en tirer des vins « serrés, des propres vins blancs. » À cet effet, et dans un souci d’exigence, il est aujourd’hui en phase d’exploration des terroirs, ce qui suppose la compréhension des sols constituant sa parcelle.
« Tout ce qui va être découvert va me permettre de réagir » L’idée de cette étude a germé l’année dernière. Christophe Briotet après du temps passé au contact de sa vigne : « Je n’ai que 72 ares, c’est tout petit, mais j’ai quand même ressenti des différences notables. Par exemple, une zone avec une grande diversité de végétaux » résume le professionnel. « J’observe sur cette parcelle environ trois terroirs différents. Quand j’ai récupéré la vigne, j’ai vu que les différents secteurs n’avaient pas la même manière de fonctionner en termes de sols. »
Pour cet exemple, le sol est brun, avec un aspect calcaire, légèrement caillouteux. En face, le sol n’a pas la même chose en termes d’éléments, de vigueur, d’épaisseur. » Emmanuel Chevigny, ingénieur géo-pédologue (de pédologie, la science du sol), est l’auteur de l’étude. « À la raison pour laquelle j’ai fait appel à ses services, c’est pour avoir ce confort de compréhension du moment. Moi, je ne suis pas pédologue. Lui, si. »
Pour Emmanuel Chevigny, une carte des types de sol est réalisée. « Aujourd’hui, nous avons creusé quatre fosses qui nous permettent d’avoir cette cartographie. »
Christophe Briotet : « Le but est de savoir s’il existe une vigne différente dans un même champ, donc de vinifier séparément ces zones. » Cela peut être un point fondamental au moment de la vinification. « Cette étude est précieuse. Elle permet aussi de savoir comment tailler, comment planter, comment travailler les sols. »